Speculand - le blog de la crise
Billets
2
janvier
2009
.: Bonne année pour les économistes ?
:: auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey
Ça commence fort sur France Inter. Ce matin, Alexandra Bensaïd, dans une chronique intitulée « L’économie autrement » souhaite une bonne année aux économistes pour qu’ils réfléchissent à un capitalisme nouveau. Et elle convoque à l’appui de ce souhait le Professeur Philippe Dessertine, présenté comme l’un des rares à avoir porté en 2008 un bon diagnostic sur la crise et prévenu de sa gravité.


25
décembre
2008
.: Le sabre, le goupillon et le coffre-fort
:: auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey
De nombreuses personnalités ont signé dans la presse (notamment dans Le Monde, 24 décembre 2008) un texte intitulé « Noël dans la crise : un rendez-vous pour l’espérance ». Parmi elles, Jean Boissonnat, Jacques Delors, Jean-Baptiste de Foucauld, Alain Juppé, Michel Rocard, etc.


20
décembre
2008
.: Sauver les banques ou couvrir un système absurde ?
:: auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey

Décidément, la crise est une bonne école pour comprendre comment l’économie marche. Beaucoup s’étonnaient ces derniers mois quand nous étions quelques-uns à dire qu’il fallait rester prudent devant l’annonce des pertes des banques et autres institutions spéculatrices : les 4,9 milliards d’euros de pertes de la Société générale par ci, les 751 millions des Caisses d’épargne par là devaient être regardés avec circonspection. Même étonnement quand on évoquait Marx et Keynes qui avaient parfaitement compris la nature fictive de la capitalisation boursière et donc que le krach boursier ne faisait s’évanouir que la fiction et non pas une richesse réelle.

Avec l’approfondissement de la crise, ce sont les banquiers eux-mêmes qui se lâchent et finissent par reconnaître ce que, bien sûr, pas un livre de théorie financière ni aucun livre d’économie bien-pensant n’envisage. Ainsi, une semaine après que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a annoncé avoir subi des pertes en 2008, Augustin de Romanet, son directeur général, déclare dans un entretien au Monde (19 décembre 2008) : « Nos résultats sont bons. Ils traduisent une bonne gestion et des choix pertinents. Mais, à cause des règles comptables, la baisse de la Bourse – notamment celle de l’action Dexia – devrait affecter nos comptes alors même que nous n’avons pas vendu nos titres. »

Cette phrase devrait figurer en tête de tous les cours de finance savante enseignée dans toutes les universités et grandes écoles pépinières de spéculateurs qui ne savent pas ce qu’ils font. Comment le sauraient-ils puisque les normes comptables inventées pour faire apparaître plus de profit qu’il ne peut en exister sont absurdes ? Je me trompe, ce ne sont pas les normes qui sont absurdes, c’est le système qu’elles servent.


19
décembre
2008
.: Nicolas Baverez n’a jamais lu Keynes
:: auteur-e(s) : Thomas Coutrot

"L’économiste et historien" Nicolas Baverez est un auteur prolifique et médiatique. Il avait popularisé en son temps la thèse de "la France qui tombe", où il expliquait que faute d’appliquer les politiques qui marchaient si bien aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, la France courait à la catastrophe...

Dans le Monde du 16 décembre il propose une interprétation du revival de Keynes qui ressemble furieusement à une blague de potache. Quelques extraits : "l’intervention de l’Etat obéit au principe de subsidiarité, aussi indispensable en cas de collapsus des marchés qu’inutile lorsque ceux-ci fonctionnent. (...). Keynes entend recréer l’environnement nécessaire au libre jeu du marché et à la pleine utilisation du potentiel de production". Autrement dit, Keynes aurait théorisé la nécessité de l’intervention de l’Etat en temps de crise majeure, mais le respect du libre jeu des marchés en temps normal. Keynes serait ainsi "de plain-pied avec le XXIè siècle par son libéralisme". Pas mal, pour un auteur qui prônait l’euthanasie des rentiers, a démontré que les marchés financiers ne jouaient aucun rôle économique utile bien au contraire, et recommandé la socialisation de l’investissement comme le plus sûr moyen d’éviter les crises économiques récurrentes. Encore un effort, M. Baverez, pour nous montrer que Marx était un adepte de l’indépendance des banques centrales...

Photo : David.Monniaux



.: Y aurait-il une justice des cols blancs et une justice des manants ?
:: auteur-e(s) : Djilali Benamrane

Ouf ! on respire enfin et dire que nous avons failli avoir une crise morale en plus de la crise financière !

Après une dizaine d’années d’instruction, une centaine de personnes et deux banques la banque nationale du Pakistan et la Société Marseillaise de Crédit) ont été condamnées à des amendes « douces » et au pire à des peines de prison avec sursis (Il y aurait eu bien sûr relaxes et dispenses de peine !).

Pourquoi ? Juste une vaste affaire de blanchiment d’argent, de fraudes fiscales, de vols, de détournement de dons et d’abus de biens sociaux dans le quartier parisien du Sentier. Deux autres banques la Société générale, et la Barclays ont en revanche été relaxés. Un jugement conforme, dit-on, aux réquisitions du parquet.

Le système incriminé impliquait deux pays au-dessus de tout soupçon : la France et Israël, ces pays n’ont jamais été répertoriés sur les listes mouvantes des paradis fiscaux. Le système consistait en un circuit de chèques émis par et au profit d’entrepreneurs du Sentier, avec l’implication de responsables religieux, associatifs et bancaires qui modifiaient, avant compensation en France, l’ordre des chèques à leur profit dans des bureaux de change israéliens, pratiques pouvant être assimilées à des tentatives de blanchiment, escroqueries et autres légèreté.

Pour plus d’information : Voir l’article du Monde

Photo : elvispayne Flickr


17
décembre
2008
.: Le carburant de la confiance
:: auteur-e(s) : Jacques Cossart
Le quotidien suisse Le Temps rappelait ce 16 décembre, la métaphore du parc de voitures d’occasion dans lequel il y a quelques véhicules défectueux ; elle était employée par Georges Akerlof pour montrer que, sans confiance, le marché ne fonctionne pas ! Akerlof avait, en 2001, partagé le "Nobel d’économie avec Stiglitz et Spence.


16
décembre
2008
.: L’affaire Madoff ou l’escroquerie dans l’escroquerie
:: auteur-e(s) : Claude Layalle

Or donc, ce monsieur respectable qui fut en son temps patron du NASDAQ, 2ème marché boursier des USA a escroqué des années durant des clients pourtant chevronnés de 50 milliards de dollars dans des montages financiers bidons en utilisant une escroquerie vieille d’un siècle !

Il y a du beau monde, dans ses clients éplorés...




15
décembre
2008
.: Scandale Madoff : une chance pour le capitalisme
:: auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey

L’hommes d’affaires américain Bernard L. Madoff, gérant du fonds spéculatif Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, ancien responsable du NASDAQ, s’est rendu coupable d’une fraude de 50 milliards d’euros à l’encontre d’autres banques et fonds ou d’épargnants très fortunés qui lui confiaient leur argent.

Cet escroc, qui avait bien compris la méthode de son célèbre ancêtre Charles Ponzi des années 1920, utilisait les fonds recueillis nouveaux pour rémunérer et rembourser les anciens. Ce qui avait pour objectif de faire apparaître des dividendes fabuleux pour attirer toujours plus de gogos.

De tels scandales sont une aubaine pour le capitalisme. Car, ainsi se trouve accréditée l’idée que la crise actuelle est une simple crise morale et qu’il suffit d’écarter les brebis galeuses pour retrouver le bon capitalisme.

Mais 50 milliards d’euros ne sont rien à côté du détournement permanent de la richesse produite vers les profits, à peine une goutte d’eau.

Photo : shinythings Flickr


14
décembre
2008
.: Pour sauver l’entreprise, travaillons gratuit !

On le lit partout, la crise touche « l’économie réelle ». Mais vu d’en bas, elle touche surtout le dernier maillon de la chaîne : les salariés. Dans le cas présent, j’en fait parti en tant qu’informaticien d’une entreprise allemande de 80 salarié-es. Les clients -des organismes publics- ont des budgets gelés, le bilan n’est pas à la hauteur et doit être « arrangé » pour que la banque ne retire pas son prêt. Le tour de magie pour obtenir un résultat positif : le renoncement de tou-tes au salaire de décembre. Mais c’est pour la bonne cause : les patrons sauvent les emplois, ils en appellent à la « solidarité » de tou-tes les salarié-es...

Au premier abord, cette demande de nos quatre patrons à leurs salariées peut sembler être l’illustration la plus caricaturale de l’exploitation des travailleurs par le patronat. Mais dans le cas de cette entreprise où les patrons sont aussi les fondateurs/actionnaires majoritaires et où ceux-ci se payent moins que certain-es salarié-es et travaillent vraiment tous les jours, le problème se déplace un petit peu, et la lutte de classe prend une ampleur plus complexe à polariser. Les salariés aquiècent.

En Allemagne, le paquet fédéral pour le sauvetage des banques a été à hauteur de 470 Milliards. Ça fait 10787€/habitant actif. Sur le papier, j’ai donc déjà donné 6 mois de salaire aux banques pour « rassurer les marchés ». Pas de bol, on me demande à nouveau d’en payer un, où plutôt d’en travailler un gratuitement, et pourquoi ? Pour rassurer une banque sur la solvabilité de « notre entreprise ».

Photo : designwallah Flickr


13
décembre
2008
.: Le G20, illégitime et historique
:: auteur-e(s) : Marc Delepouve

Le G20 [1] ne possède aucune légitimité pour décider au nom de l’ensemble de l’humanité. Seule une ONU refondée pourrait avoir une telle prétention. Ecarter l’ensemble du continent africain, hormis l’Afrique du Sud, de choix qui engageront l’avenir de tous ne gêne nullement les Nicolas Sarkozy, Georges Bush, Silvio Berlusconi et autres grands démocrates de ce début de 21e siècle.

Ceci ne peut cacher le tournant historique qui a forcé le G8, composé exclusivement de pays de l’hémisphère Nord, dominateurs des XIXe et XXe siècle, à s’élargir à des pays du Sud ayant le plus souvent subi la colonisation, sinon la domination des premiers. Si en 1945 la fin de l’invasion de la Chine par le Japon ouvrait le processus mondial de décolonisation, en 2008 la naissance du G20, qui regroupe des pays où résident les deux tiers de l’humanité, marque l’entrée pleine et entière de puissances du Sud parmi celles qui président aux destinées du monde.

Tournant qui consiste notamment en un rééquilibrage économique et financier en faveur de pays émergents, ou ré-émergents. Ce qui, combiné à d’autres transformations ou bouleversements, n’est pas étranger à la crise financière - devenue crise économique et sociale : refusant de prendre en compte leur affaiblissement économique, les Etats-Unis ont laissé s’aggraver les déséquilibres macroéconomiques et l’endettement, jusqu’à la dérive des subprimes (Confer par exemple la vidéo « Crise financière et capitalisme néolibéral » de Gérard Duménil).

Tournant dont il s’agit de comprendre la nature et mesurer la portée afin de penser la sortie de crise, qu’elle soit financière, sociale ou environnementale.

Tournant enfin où, à peine échappés de leur situation de dominés, les pays nouvellement élus ne s’encombrent pas du tiers de l’humanité qui n’a toujours pas droit au chapitre, soit plus de deux milliards de personnes. Le processus de décolonisation n’est pas achevé, loin s’en faut.

Se pose pour conclure la légitimité de chacun des 20 à représenter les citoyens de son propre pays. Cela nous renvoie, au-delà de la question de la démocratie formelle, à la qualité effective de la démocratie.


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Tags : - G20
12
décembre
2008
.: Les « néocons » sont toujours là
:: auteur-e(s) : Jean Tosti

Le Sénat américain n’a pu trouver d’accord sur le plan de sauvetage de l’industrie automobile. Qu’un tel plan soit ou non nécessaire n’est pas ici la question. Interrogeons-nous plutôt sur les raisons de cet échec, plutôt inattendu, imputable à la forte minorité républicaine. Cette dernière, à juste titre pourrait-on penser, exigeait des garanties de la part des constructeurs en échange des milliards de dollars qu’on était prêt à leur accorder. Mais quelles garanties ? Essentiellement, comme le proposait le sénateur Bob Corker, celle de réduire dès 2009 le coût de la main-d’œuvre afin d’« améliorer la compétitivité », face notamment aux Japonais. Selon Corker, il est « illusoire de penser qu’un groupe qui dépense 71 dollars pour une heure de travail puisse concurrencer une entreprise de la même industrie qui ne dépense que 49 dollars ». La proposition républicaine a été transmise aux syndicats, qui l’ont refusée.

Une fois de plus, comme c’est hélas le cas en France où règnent d’autres néo-conservateurs tout aussi bornés, on entend résoudre la crise en rognant encore plus sur la part salariale, déjà bien entamée depuis bientôt trente ans. Faut-il le répéter, un plan de relance qui ne relancerait pas la consommation, mais qui au contraire augmenterait la paupérisation, ne peut qu’échouer. Barack Obama semble l’avoir compris. Mais aura-t-il la volonté politique et la latitude nécessaires pour entamer un New Deal social ? Nous le saurons d’ici quelques semaines, mais beaucoup en doutent.


11
décembre
2008
.: Plan de relance : dis-moi qui tu finances…
:: auteur-e(s) : Claude Serfati

Un examen des mesures annoncées par le président de la république (4 décembre 2008) résume les priorités : la défense et les entreprises.

Dans l’enveloppe destinée aux investissements directs de l’Etat (4 milliards d’euros), des sommes équivalentes sont consacrés aux infrastructures (routes, ferroviaires, crèches) et aux programmes d’armement et à la sécurité intérieure (1,4 milliard d’euros chacun). Ce n’est pas le seul moyen de choyer la défense. Dans l’enveloppe ‘recherche-enseignement supérieur’ (700 millions d’euros), 180 millions d’euros sont consacrés aux recherches à des fins militaires, soit un peu plus que les sommes consacrées à la rénovation de l’immobilier universitaire (170 millions d’euros). De plus, sous la rubrique ‘patrimoine de l’Etat (650 millions d’euros), 245 millions d’euros sont consacrés au patrimoine immobilier de la défense.

Les entreprises sont les autres grandes bénéficiaires du plan Sarkozy. Les nouvelles embauches que les entreprises de moins de 10 salariés réaliseront en 2009 seront totalement exonérées de charges patronales au niveau du SMIC. En pratique, les contribuables et les charges salariales paieront la note. On sait les effets limités de ce genre de mesures sur les créations d’emplois. En revanche, elles habituent à l’idée que les employeurs n’ont pas à payer de ‘charges’ sociales…et demain, pourquoi pas de salaires directs ? D’autre part, les entreprises pourront accélérer l’amortissement de leurs investissements réalisés en 2009. Coût estimé : 660 millions € en 2010 et 800 millions € en 2011.

Au total, le montant versé aux entreprises par l’Etat grâce à ce plan s’élèverait à 11,4 Mds €.

Les commentateurs du plan de relance annoncé par le Président ont souligné la priorité donnée à l’investissement plutôt que la consommation. Les faits sont plus crus : c’est l’aide au capital plutôt qu’au travail.

Photo : medef Flickr


8
décembre
2008
.: Philippe Marini veut aider les speculateurs
:: auteur-e(s) : Djilali Benamrane

Réjouissez-vous actionnaires, spéculateurs et malades des jeux du hasard, Marini veut rembourser vos pertes !

Une initiative géniale du sénateur UMP Philippe Marini qui a déposé un amendement au projet de loi du Budget 2009, élaboré "en concertation" avec le ministère de l’Economie et des finances.

Cet amendement s’il venait à être voté, bénéficiera aux malheureux contribuables, lesquels en raison de la crise boursière auraient subi des pertes en 2008. Dans ce cas, ils pourront déduire de leurs revenus imposables en 2009, jusqu’à 10.700 euros sur des opérations de cession de moins de 25.000 euros, intervenues entre le 1er janvier et le 1er décembre 2008. Au-delà de 10.700 euros, pour les plus malchanceux dont les pertes auraient dépassé ces montants, le solde pourrait être compensé sur les gains en bourse des 10 années suivantes.

Si cela aboutissait, cela constituerait un nouveau petit cadeau de Noël à ces pauvres malheureux et malchanceux ! Si cela n’aboutissait pas ce sera un ballon d’essai pour tester la vigilance et la réactivité de ceux qui n’ont pas la chance d’appartenir à cette nouvelle classe de malheureux et de malchanceux qui jouent à la bourse et veulent gagner gros à tous les coups !


5
décembre
2008
.: Casser pour relancer
:: auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey

En 2007, Nicolas Sarkozy, devant la faillite de son "travailler plus pour gagner plus" avait chargé Jacques Attali, à la tête d’une commission d’économistes bien-pensants, de rédiger un rapport pour "libérer la croissance" (numéros du blog 11 et 17). Il en était sorti plus de 300 propositions libérales.

En 2008, face à la crise, il nomme Patrick Devedjian Ministre de la relance qui casse pas des briques mais qui devra casser des bagnoles.

A mourir de rire ou à pleurer.

Photo : azrainman Flickr


4
décembre
2008
.: Le PNUE et le marché
:: auteur-e(s) : Jacques Cossart

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a décidé de "verdir" l’économie mondiale.

On ne peut que se réjouir que les instances internationales se donnent pour objectif de lutter contre la dégradation climatique et celle de la biodiversité. Il y va, en effet, du devenir de la planète et de sa population.

Pour le guider, le PNUE a lancé "une initiative pour une économie verte". Dans ce cadre une vaste étude, qui s’étendra sur deux années, a été lancée et a été confiée à Pavan Sukhdev qui dirige le département des marchés de la Deutsche Bank à Bombay. Il milite aussi, nous dit-on, dans une association de défense de l’environnement.




3
décembre
2008
.: EDF : comment être un capitaliste comme les autres ?
:: auteur-e(s) : Jacques Cossart

Le mercredi 3 décembre 2008, EDF annonce qu’elle "propose d’acquérir 50 % des activités nucléaires de Constellation Energy pour 4,5 milliards de $" (3,53 milliards d’€)".

Elle reprend donc la compétition avec le société du milliardaire étasunien Warren Buffet. EDF renchérit avec la somme de 3,5 milliards d’euros pour renforcer sa présence dans le nucléaire à l’étranger, en l’occurrence, les Etas-Unis.

En France aujourd’hui, le capital d’EDF est détenu à hauteur de quelque 85 % par l’Etat qui est donc, ainsi, très largement majoritaire.

Ce "petit" exemple démontre à l’envi au moins deux caractéristiques. D’une part la nationalisation -ou mieux la mise en place d’un dispositif de type public, comme celui réclamé pour le système bancaire dans le cadre européen-, en tout ou partie, d’une entreprise, si elle est une condition vraisemblablement nécessaire à la conduite des affaires dans l’intérêt de tous, est loin d’être suffisante pour y parvenir. En la matière, comme en bien d’autres malheureusement, EDF se comporte comme n’importe quelle grande entreprise capitaliste qui fait de la compétition l’alpha et l’oméga de la conduite des "ses" affaires.

D’autre part, l’intervention des citoyens, dans le domaine nucléaire, est ici encore, proprement -c’est bien le moins pour le nucléaire !- oubliée.


1er
décembre
2008
.: Depuis Paris, en direct vers un paradis fiscal
:: auteur-e(s) : Gérard Gourguechon
Désormais, pour bénéficier des services offerts par les paradis fiscaux il n’est même plus nécessaire de sortir de l’Hexagone pour rejoindre, à deux pas, le Luxembourg, la Suisse, Monaco ou Andorre...


30
novembre
2008
.: Le G20 n’a aucune légitimité démocratique pour résoudre les crises mondiales
:: auteur-e(s) : Djilali Benamrane
Les directoires qui dirigent notre monde voudraient nous faire croire que le G20 présente une légitimité suffisante pour redessiner un nouveau Bretton Woods, soigner la crise financière mondiale et les autres crises et redonner une nouvelle jeunesse au Capitalisme, momentanément affecté par des dérapages regrettables de sa composante financière.


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Tags : - G20
28
novembre
2008
.: L’étrange conseiller économique de Barack Obama
:: auteur-e(s) : Thomas Coutrot
Robert Rubin est l’un des principaux conseillers économiques de l’équipe de transition de Barack Obama. Son pédigrée est spectaculaire. Comme Secrétaire au Trésor de Clinton, il a fait sauter les règlementations qui entravaient la prolifération financière. Puis comme dirigeant de Citigroup, il a mené la principale banque états-unienne au bord de la faillite. Des esprits optimistes estiment qu’Obama lui demande des conseils pour savoir ce qu’il ne faut surtout pas faire. On peut toujours rêver...


27
novembre
2008
.: Parachutes argentés
:: auteur-e(s) : Jean Tosti
Nous avons appris ce matin (27/11/08), grâce au journal Le Parisien, qu’il s’en passait des belles à la Société générale. Suite à l’accumulation des pertes de ses traders, la banque a voulu licencier cinq d’entre eux, jugés coupables d’avoir pris des positions hasardeuses, de n’avoir pas su gérer leur portefeuille et de n’avoir pas averti les autorités supérieures de leur situation. Mais quatre de ces aventureux traders n’ont pas supporté la chose, et ont sans doute menacé la banque de plaintes devant les prud’hommes ou autres actions ternissant l’image de marque de la Société générale, déjà bien entamée par l’affaire Kerviel.


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Notes

[1] Le G20 est composé des membres du G8 (Allemagne, Canada, Etats Unis d’Amérique, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie et l’Union Européenne en 9e membre de ce G8) et de l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique et la Turquie.