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Depuis Paris, en direct vers un paradis fiscal

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1er décembre 2008 - 20:05 - auteur-e(s) : Gérard Gourguechon
Tags : Paradis fiscaux

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Désormais, pour bénéficier des services offerts par les paradis fiscaux il n’est même plus nécessaire de sortir de l’Hexagone pour rejoindre, à deux pas, le Luxembourg, la Suisse, Monaco ou Andorre...

Pendant que le Président de la République et son gouvernement vitupéraient devant les caméras des télévisions contre les traders voyous et contre les paradis fiscaux, ils ouvraient aux banques des lignes de crédits en milliards d’euros sans contreparties réelles et se montraient toujours adeptes d’une concurrence financière libre et non faussée. Les signes étaient clairs pour les professionnels de la finance : on continue comme avant, voire mieux, on repart pour un tour !
Et désormais, pour bénéficier des services offerts par les paradis fiscaux il n’est même plus nécessaire de sortir de l’Hexagone pour rejoindre, à deux pas, le Luxembourg, la Suisse, Monaco ou Andorre et on peut éviter de prendre l’avion pour Saint Martin ou Saint Barthélémy qui viennent d’être détachées administrativement et fiscalement de la Guadeloupe, il suffit de naviguer sur internet pour visiter France Offshore : "France Offshore, leader français en constitution de sociétés et délocalisation offshore, est aujourd’hui, par sa présence dans la capitale (72 avenue Victor Hugo 75016 Paris - M° Victor Hugo), encore plus proche de vous".
La vocation de France Offshore : rendre accessible à tous la délocalisation offshore. Car les avantages d’une société offshore sont nombreux : pas d’impôt sur les sociétés, pas de TVA, pas de droit de succession, pas d’obligations administratives, pas de comptabilité à présenter, pas de capital minimum, une garantie d’anonymat. Aussi France Offshore s’adresse t-elle à un public large : entrepreneurs, industriels, consultants, formateurs / coach, courtiers, intermédiaires du commerce, intermédiaires financiers, agents commerciaux, agents d’artistes et artistes, agents de joueurs, mannequins, propriétaires de droits intellectuels, inventeurs de brevets, import export, énergie (électricité, gaz, pétrole), trader et trading. Depuis Paris, France Offshore peut incorporer votre société en Angleterre, au Delaware, à Gibraltar, Hong Kong, Malte, Panama, etc.
Si vous êtes contre les paradis fiscaux, si vous affirmez qu’il faut supprimer la totale liberté de circulation des capitaux sans contrôle sur la planète, si vous estimez que la duplicité du gouvernement est intolérable, si vous rejetez une société à ce point inégalitaire, si vous pensez qu’un autre monde est possible, vous pouvez aller sur le site de France Offshore pour voir un peu mieux comment ça marche !

Photo Wolfgang Staudt Flikr

8 Messages de forum

  • 1er geste de Sarkozy : mettre 3 milliards dans une banque BelgoLuxembourgeoise. On apprend alors que 60% des collectivités publiques empruntent là !!!. Notre personnel politique a ses peits besoins.

    Le même Sarkozy vilipendant quelques semaines après le 1er ministre luxembourgeois sur l’obscurantisme bancaire de ce pays. Il agit en pleine lumière au pays de clear stream.

    80% des français votent pour ces gens-là qui couvrent le pillage du pays depuis la fin des années 70. Ce ne sont pas des cafards mais d’habiles prestiblablateurs

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  • Vous avez aimé France offshore ? Vous allez adorer ICD-London ltd sur http://www.icd-london.com/fr/ : Un site vraiment pédagogique agréablement conçu pour mettre à l’aise le client potentiel que vous êtes. Voyez leur présentation : "ICD London est une société spécialisée dans le conseil, la création, la domiciliation et la gestion de sociétés dans des juridictions fiscalement privilégiées. Notre réussite est basée sur notre politique de proximité, notre expérience et notre culture internationale."

    Quand à ceux qui veulent faire cesser ce scandale devenu normatif, qu’ils sachent bien que le combat sera d’abord politique avec l’impératif d’obliger la puissance publique, bon gré mal gré, à reprendre le contrôle des banques et à rendre transparentes les opérations offshore : Les cafards ne se sentent bien que dans les coins sombres.

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  • Fermer "les paradis fiscaux de la France" (zones inexploitables aux français residents) ne servirait rigoureusement à rien. Tant qu’il en reste un ou deux espaces pertinents (sans trop de risque en provenance des mediateurs, avocats et comptables)l’effet est nul. Et le probleme ne se limite pas à la Suisse et aux 40 pays de taille inferieure à l’Irlande. Vous devez ajouter la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Belgique, l’Autriche, etc. Ce ne sont pas des petits etats-voyous. La voyouterie est generalisee, tres tres difficilement resorbable. Quant aux capitaux offshore — aux nationalites très diverses et inconnues — qui figurent sur les comptes de nonresidents un peu partout dans le monde — largement au-dessus de 10.000 milliards — qu’est-ce que vous en faites ?

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  • "Notre vocation : rendre accessible à tous la délocalisation offshore." C’est dommage ça que les salariés continuent à être bêtement soumis à l’impôt sur le revenu sans la moindre petite niche et que les pauvres couillons de consommateurs captifs en France continuent à payer la TVA ...

    C’est dommage aussi que les sociétés offshore n’assurent pas elles-mêmes le fonctionnement du budget de l’Elysée en augmentation... Comme quoi c’est pas vraiment "à tous" qu’il est permis de "délocaliser". Remarquez, s’il n’en restait plus personne pour se faire bêtement taxé, il ne resterait plus vraiment de pays non plus. Mais ça, c’est le dernier de leurs soucis, aux sociétés offshore et à ceux qui leur prêtent vie.

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  • C’est écoeurant certes, mais bien logique.

    La France pourrait fermer ses paradis fiscaux très facilement et exercer des pressions réelles sur les Etats-voyous en cause.

    Mais comme la question n’intéresse personne parmi nos gouvernants...

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  • La France s’engage !! La preuve ...

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  • Alors que faire ?

    Il saute aux yeux que cette année, le tour de France cycliste, partant de Monaco, passant par Andorre et le Luxembourg pourrait être nommé "tour des paradis fiscaux".

    Dopage et blanchissage sont les deux mammelles du tour de France pourrait-on dire en parodiant Sully.

    Cette configuration semble propice à des actions symboliques médiatisées.

    Bon, on fait.

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  • je viens de voir le site, c’est vraiment écoeurant...

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