4
décembre
2008
.: Le PNUE et le marché
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auteur-e(s) : Jacques Cossart
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) a décidé de "verdir" l’économie mondiale.
On ne peut que se réjouir que les instances internationales se donnent pour objectif de lutter contre la dégradation climatique et celle de la biodiversité. Il y va, en effet, du devenir de la planète et de sa population.
Pour le guider, le PNUE a lancé "une initiative pour une économie verte". Dans ce cadre une vaste étude, qui s’étendra sur deux années, a été lancée et a été confiée à Pavan Sukhdev qui dirige le département des marchés de la Deutsche Bank à Bombay. Il milite aussi, nous dit-on, dans une association de défense de l’environnement.
.: Faut-il sauver les sabordeurs ?
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auteur-e(s) : Titom
3
décembre
2008
.: EDF : comment être un capitaliste comme les autres ?
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auteur-e(s) : Jacques Cossart
Le mercredi 3 décembre 2008, EDF annonce qu’elle "propose d’acquérir 50 % des activités nucléaires de Constellation Energy pour 4,5 milliards de $" (3,53 milliards d’€)".
Elle reprend donc la compétition avec le société du milliardaire étasunien Warren Buffet. EDF renchérit avec la somme de 3,5 milliards d’euros pour renforcer sa présence dans le nucléaire à l’étranger, en l’occurrence, les Etas-Unis.
En France aujourd’hui, le capital d’EDF est détenu à hauteur de quelque 85 % par l’Etat qui est donc, ainsi, très largement majoritaire.
Ce "petit" exemple démontre à l’envi au moins deux caractéristiques.
D’une part la nationalisation -ou mieux la mise en place d’un dispositif de type public, comme celui réclamé pour le système bancaire dans le cadre européen-, en tout ou partie, d’une entreprise, si elle est une condition vraisemblablement nécessaire à la conduite des affaires dans l’intérêt de tous, est loin d’être suffisante pour y parvenir. En la matière, comme en bien d’autres malheureusement, EDF se comporte comme n’importe quelle grande entreprise capitaliste qui fait de la compétition l’alpha et l’oméga de la conduite des "ses" affaires.
D’autre part, l’intervention des citoyens, dans le domaine nucléaire, est ici encore, proprement -c’est bien le moins pour le nucléaire !- oubliée.
1er
décembre
2008
.: Depuis Paris, en direct vers un paradis fiscal
::
auteur-e(s) : Gérard Gourguechon

Désormais, pour bénéficier des services offerts par les paradis fiscaux il n’est même plus nécessaire de sortir de l’Hexagone pour rejoindre, à deux pas, le Luxembourg, la Suisse, Monaco ou Andorre...
.: Nicolas Sarkozy : sans promesses fixes !
::
auteur-e(s) : aiouto
30
novembre
2008
.: Le G20 n’a aucune légitimité démocratique pour résoudre les crises mondiales
::
auteur-e(s) : Djilali Benamrane

Les directoires qui dirigent notre monde voudraient nous faire croire que le G20 présente une légitimité suffisante pour redessiner un nouveau Bretton Woods, soigner la crise financière mondiale et les autres crises et redonner une nouvelle jeunesse au Capitalisme, momentanément affecté par des dérapages regrettables de sa composante financière.
28
novembre
2008
.: L’étrange conseiller économique de Barack Obama
::
auteur-e(s) : Thomas Coutrot

Robert Rubin est l’un des principaux conseillers économiques de l’équipe de transition de Barack Obama. Son pédigrée est spectaculaire. Comme Secrétaire au Trésor de Clinton, il a fait sauter les règlementations qui entravaient la prolifération financière. Puis comme dirigeant de Citigroup, il a mené la principale banque états-unienne au bord de la faillite. Des esprits optimistes estiment qu’Obama lui demande des conseils pour savoir ce qu’il ne faut surtout pas faire. On peut toujours rêver...
27
novembre
2008
.: Parachutes argentés
::
auteur-e(s) : Jean Tosti

Nous avons appris ce matin (27/11/08), grâce au journal
Le Parisien, qu’il s’en passait des belles à la Société générale. Suite à l’accumulation des pertes de ses traders, la banque a voulu licencier cinq d’entre eux, jugés coupables d’avoir pris des positions hasardeuses, de n’avoir pas su gérer leur portefeuille et de n’avoir pas averti les autorités supérieures de leur situation. Mais quatre de ces aventureux traders n’ont pas supporté la chose, et ont sans doute menacé la banque de plaintes devant les prud’hommes ou autres actions ternissant l’image de marque de la Société générale, déjà bien entamée par l’affaire Kerviel.
26
novembre
2008
.: Justice de classe, justice déclassée
::
auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey

D’aucuns se demandaient où l’Etat trouverait les dizaines et centaines de milliards promis aux banques. Il fallait y penser. En infligeant des amendes aux sans-logis et à leurs associations, le DAL et les Enfants de Don Quichotte. Mais 12 000 euros d’amende, c’est peu, au regard de l’appétit des professionnels de la spéculation. Aussi, la justice a réquisitionné les tentes de Don Quichotte. L’Etat pourra les revendre ou les donner aux banquiers en manque de parachutes dorés.
Quand la justice de classe atteint de tels sommets, c’est qu’elle est déclassée. Aussi délégitimée que le système qu’elle sert.
22
novembre
2008
.: 1929 Accrochez vos ceintures !
::
auteur-e(s) : aiouto
Le "no comment" de la semaine...
.: La crise, une aubaine pour les prédateurs
::
auteur-e(s) : Djilali Benamrane
Les crises mondiales, une aubaine pour les multinationales insatiables de gains, de rentes, de profits et autres prédations et spéculations.
Le G20 s’est réuni en grande pompe, le 15 novembre, à Washington aux USA, pour évaluer la gravité de la situation de crise qui affecte le capitalisme mondial et convenir des mesures à prendre pour lui redonner une légitimité fondée sur l’absence de toute alternance crédible et une opérationnalité construite sur une argumentation foireuse.
21
novembre
2008
.: Procession financière
::
auteur-e(s) : aiouto
20
novembre
2008
.: Sous les indemnités...
::
auteur-e(s) : Titom
19
novembre
2008
.: Correspondance inédite entre Keynes et Marx
::
auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey
Publiée dans Libération, 19 novembre 2008
Marx est mort lorsque Keynes est né (1883). Ils ne se sont pas connus. Mais leurs analyses se rejoignent, au point que si nous croisions celles-ci, nous pourrions y voir plus clair.
18
novembre
2008
.: Short term has no future
::
auteur-e(s) : Jean Tosti
La banque franco-belge Dexia, leader mondial du financement public local, accumule les pertes depuis quelques mois suite à des opérations financières pour le moins hasardeuses et n’ayant pas grand-chose à voir avec sa fonction première. Elle annonce une perte nette (pardon, un bénéfice négatif) de 1,544 milliard d’euros pour le troisième trimestre 2008. L’action Dexia, qui valait il y a un an près de 20 euros, oscille actuellement entre 3,5 et 4,5 euros. Tout laisse à penser que les États français, luxembourgeois et belge devront une nouvelle fois mettre la main à la poche pour sauver ce qui peut l’être, et que les suppressions d’emplois vont se multiplier.
Rien de plus banal par les temps qui courent, direz-vous. Là où les choses deviennent drôles, encore que la situation ne prête pas à rire, c’est lorsqu’on lit la façon dont Dexia se présente aux « investisseurs » pour chercher à les séduire. Jugez vous-mêmes :
« Solidité financière
Dexia a l’ambition de se développer de façon énergique et équilibrée, tout en respectant ses valeurs fondatrices en matière de risque et de solidité financière. Ainsi, le groupe respecte les normes les plus strictes en matière d’octroi de crédits, de contrôle du risque, d’activités opérationnelles et de qualité des produits. Dexia jouit d’une des meilleures notations de crédit du secteur bancaire.
Un engagement dans la durée et des valeurs de groupe
Attentif aux besoins et au bien-être des clients, soucieux de contribuer à un développement harmonieux de la société, de préserver l’environnement et de s’assurer une croissance durable, Dexia s’inscrit résolument dans une perspective de long terme et signe ainsi sa différence (short term has no future) . »(1)
Cherchez l’erreur !
(1) Extrait d’un document disponible sur tous les sites financiers. Voir par exemple :
http://bourse.lesechos.fr/bourse/pr...
Photo : DuvalGuillaumeFlickr
17
novembre
2008
.: 20/20 pour le G20
::
auteur-e(s) : Jean-Marie Harribey
Le sommet du G20 à Washington le 15 novembre a tenu toutes ses promesses.
L’engagement à ne pas limiter la circulation des capitaux a été tenu car le G20 s’engage à « garantir que la régulation soit efficace, n’étouffe pas l’innovation et encourage le développement des échanges de produits et services financiers ».
Celui de ne dire mot des paradis fiscaux et du secret bancaire a également été respecté.
16
novembre
2008
.: G20, vers un nouveau "Consensus de Washington"
::
auteur-e(s) : Jacques Cossart

Ne nous a-t-on pas, à l’envi, rebattu les oreilles, depuis quelques semaines, avec l’ardente obligation d’un nouveau "Bretton Woods" ? On allait voir ce que l’on allait voir ! Les marchés fous et les quelques voyous, honte du système par ailleurs bien sous tout rapport, n’avaient qu’à bien se tenir, leur matricule allait chauffer !
.: Algérie, merci à la crise financière mondiale : des effets positifs inattendus
::
auteur-e(s) : Djilali Benamrane

Tout le monde sait que quelques rares hirondelles qui peuvent égayer subrestissement le ciel menaçant d’un monde capitaliste en ébranlement, ne suffisent pas pour annoncer un printemps durable, à une société mondiale en désespérance.
15
novembre
2008
.: Finance : sell and Buy
::
auteur-e(s) : aiouto
14
novembre
2008
.: La France n’est pas en récession
::
auteur-e(s) : Jacques Cossart
Un communiqué de l’AFP du vendredi 14 novembre 2008, 8 heures 56, nous rassure "La France n’est pas entrée en récession au troisième trimestre, selon l’Insee : le produit intérieur brut de la France a progressé de 0,1 % au troisième trimestre 2008, selon les premiers résultats de la croissance publiés vendredi par l’Insee, qui confirment le chiffre de + 0,14 % dévoilé un peu plus tôt par la ministre de l’économie, Christine Lagarde."
Voila notre pays sauvé du désastre ! Nos édiles du jour saurons résister et ne vont pas capituler devant quelques malfrats qui ne sauraient mettre en péril le système capitaliste ; un petit coup de régulation et le tour sera joué. Ce ne sera pas Sedan en 1870 [1] !
Mais, nous avons eu chaud. Imaginons, dans les grands moments il est bon de se donner quelques frissons, que les déremboursements de la Sécurité Sociale eussent été plus importants encore ou que la nourriture eut davantage augmenté entrainant avec eux un peu de baisse de consommation et, patatras, nous étions marrons !
C’est beau l’économie capitaliste qui, planquée derrière ses statistiques et modèles bidon peut annoncer au bon peuple, blanc un jour et noir le lendemain. Comme l’indiquait le 22 octobre dernier sur une chaine de télévision, une dénommée Nicole El Karoui, professeur de mathématiques financières à Polytechnique pour les futurs brillants "traders" : "Mais, ce ne sont pas les modèles qui n’ont pas marché, c’est le business autour".
Photo : mugley Flickr
.: Qui c’est qui va payer pour renflouer le système capitaliste qui se casse la gueule ?
::
auteur-e(s) : Titom
.: Natixis perd, ses salariés trinquent
::
auteur-e(s) : Jacques Cossart
Début 2006, les groupes -vous avez remarqué comme "groupe" fait tout de suite plus chic ?- Banque populaire et Caisse d’épargne s’engagent à mettre au monde Natixis. Les deux parents jettent dans la corbeille plus de trois millions de "sociétaires". Pour en arriver là, il a d’abord fallu que la Caisse des dépôts et consignations -instrument public français- se retire de la Caisse d’épargne. Pour créer un joyau de l’épargne salariale, de banque-assurance et de la gestions d’actifs -comme ils disent, c’est à dire pour jouer avec les quelque 5 000 milliards quotidiens qui s’échangent sur les bourses mondiales et les achats ventes de devises- il fallait ne pas avoir l’Etat derrière soi, même si celui-ci s’était, ces dernières années, montré assez "souple" avec la CDC.
Natixis est donc née et a fait ce que ses fondateurs attendaient d’elle : elle a joué sur tous les marchés financiers du monde. Merveille, c’est l’époque où la bulle gonfle ; Natixis, comme tous ses congénères, en profite pour en faire autant. Ce bel instrument français s’est jeté, avec une rare clairvoyance et un savoir-faire tant vanté, sur le marché immobilier étasunien y compris, bien entendu, les fameux "subprime". Comme on l’imagine, tout cela s’est fait avec le plein accord de 3 000 000 de "sociétaires" qui, à ce titre, n’ont pas manqué d’être consultés... mais pour gagner du temps -vous savez comme les marchés sont volatils- la direction de Natixis a supposé qu’il ne pouvaient qu’être d’accord !
L’action Natixis est "cotée" à près de 20 € quelques mois après son lancement, deux ans et une crise financière plus tard elle "vaut" environ dix fois moins. Pour une institution experte des marchés financiers, et maître es actions et autres instruments, cela fait mauvais genre.
Pour faire tourner cette belle machine, il a quand même fallu des salariés, tant il est vrai que même au paradis financier, il est encore besoin de cet instrument archaïque, le travail. Plus de 6 000 personnes ont été recrutées. Parmi elles ces fameux "traders" aux "bonus" mirobolants mais aussi tous ceux et celles sans qui les faramineux gains de "valeur" ne pouvaient pas être traités. Et puis, voilà que la "valeur" disparaît, montrant, grandeur nature, ce qu’est une bulle et l’inanité du système !
Que faire alors pour ces messieurs qui s’étaient précipités sur cette "activité pleine d’innovation" ? Ce que font tous les propriétaires du capital, licencier. Jouer sur la seule" variable" qu’ils connaissent, l’emploi.
Que voulez-vous, il faut bien "renforcer le plan de redressement de l’entreprise", alors ce sont 1 650 personnes -aujourd’hui- qui vont être priées d’aller "travailler plus", mais ailleurs !
Photo : xtof Flickr
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